Dominique Meeùs
Dernière modification le  
retour à la page principale

Bibliographie générale du service d’études

Sélectionner des métadonnées

Afficher 8 (Bibliographie: Bibliographie WIKINDX globale)

 

Citations

Julian Huxley, 1950, La génétique soviétique et la science mondiale, Stock, Paris, 272 pages, traduit par Jules Castier de Sovietic Genetics and World Science, 1949 chez Chatto & Windus, Londres. v
pp.79–80:  L’attitude des mitchouriniens ne peut être qualifiée que de non-scientifique. Dans leurs travaux, ils n’utilisent pas normalement les témoins scientifiques, les tests statistiques, ni les précautions scientifiques habituelles, telles que le souci de la pureté du matériel employé ; ils ne semblent jamais vérifier la validité d’explications sur d’autres bases ; et leur publication de méthodes et de données est fréquemment tout à fait insuffisante pour permettre, soit la répétition des travaux, soit l’appréciation convenable des résultats annoncés.
     […]
     Les mitchouriniens font, à maintes reprises, des énoncés de faits incorrects.  
 
Commentaire:  Il cite à titre d’exemple quelques affirmations non conformes à la réalité. Il donne de nombreux exemples d’expériences insuffisantes, parfois sur base de visites (de lui-même ou d’Ashby) en U.R.S.S. et de conversations qu’il a eues personnellement avec Lyssenko.  
Ajoutée par : Dominique Meeùs
 
p.83:  Ils [les mitchouriniens] n’exigent ni n’acceptent le même genre de preuves que les savants professionnels d’autres pays ; ils confondent le fait avec la doctrine, et la théorie avec l’hypothèse ou la croyance ; ils font appel à l’autorité passée, au lieu du fait établi présent, et à l’utilité au lieu de la vérité ; ils acceptent les critères autres que scientifiques, et y insistent même, dans ce qui prétend être une discussion scientifique. Bref, comme nous l’avons constaté, Ashby et moi, en conversation avec Lyssenko, ils ne parlent tout bonnement pas le même langage que les savants occidentaux.
     D’une façon générale, ils trahissent un manque d’appréciation du caractère, de la validité, et de l’importance spéciale de la méthode scientifique, telle qu’elle a été élaborée au cours des quelques derniers siècles.  
 
Jules Lachelier, 1907, Du fondement de l’induction: Suivi de Psychologie et métaphysique et de Notes sur le pari de Pascal, Bibliothèque de philosophie contemporaine, Félix Alcan, éditeur, Paris, 213 pages v
pp.6–7:  Quant à l’autorité d’Aristote, elle est beaucoup moins décisive sur ce point qu’elle ne semble au premier abord. Il est évident, en effet, qu’Aristote n’a pas admis sérieusement que l’homme, le cheval et le mulet fussent les seuls animaux sans fiel, ni qu’il fût possible, en général, de dresser la liste complète des faits ou des individus d’une espèce déterminée : le syllogisme qu’il décrit suppose donc, dans sa pensée, une opération préparatoire, par laquelle nous décidons tacitement qu’un certain nombre de faits ou d’individus peuvent être considérés comme les représentants de l’espèce entière. Or il est visible, d’une part, que cette opération est l’induction elle-même et, de l’autre, qu’elle n’est point fondée sur le principe d’identité, puisqu’il est absolument contraire à ce principe de regarder quelques individus comme l’équivalent de tous. Dans le passage cité, Aristote (n.d.) garde le silence sur cette opération : mais il l’a décrite, dans la dernière page des Analytiques, avec une précision qui ne laisse rien à désirer. « Nous percevons, » dit-il, « les êtres individuels : mais l’objet propre de la perception est l’universel, l’être humain, et non l’homme qui s’appelle Callias. » Ainsi, de l’aveu même d’Aristote, nous ne concluons pas des individus à l’espèce, mais nous voyons l’espèce dans chaque individu ; la loi n’est pas pour nous le contenu logique du fait, mais le fait lui-même, saisi dans son essence et sous la forme de l’universalité. L’opinion d’Aristote sur le passage du fait à la loi, c’est-à-dire sur l’essence même de l’induction, est donc directement opposée à celle que l’on est tenté de lui attribuer.

AristoteSeconds analytiques  
 
Jacques Madaule. 1953. « La pensée historique de Toynbee ». In Le monde et l’Occident. Paris: Desclée De Brouwer 9–65. v
p.31:  Naissance, développement, breakdown, Temps des Troubles, État universel, Église et Épopée, désintégration, toutes ces catégories sont admirablement adaptées à l’exemple choisi [la Civilisation hellénique]. Mais c’est ici qu’intervient fâcheusement l’extrapolation. Il va falloir à tout prix découvrir les mêmes phases dans les autres Civilisations. Et voilà où les faits sont soumis à une rude épreuve.    
pp.47–50:  Les historiens qui se soucient avant tout d’exactitude ont eu beau jeu de montrer combien les arguments de Toynbee sont parfois faibles et reposent ou sur des faits controuvés ou sur des faits mal interprétés. Ils lui reprochent de se contenter de documents de seconde ou de troisième main. Mais n’est-ce point là condamner le projet lui-même d’une Histoire universelle ? Il est impossible, en effet, de tenter une pareille entreprise si l’on oblige l’historien à ne parler que de ce qu’il connaît de première main. Je crois cependant qu’une pareille entreprise est à la fois légitime et nécessaire et que, si l’on doit noter les faiblesses de Toynbee, il faut en même temps reconnaître que ce qu’il a essayé devait être tenté.
     Lorsque, en effet, nous considérons dans son ensemble l’Histoire de l’humanité, nous ne pouvons pas ne pas être frappés par certaines analogies. […] Ces analogies de structure et de comportement demandent à être sérieusement étudiées, et c’est un fait qu’elles l’ont été jusqu’ici fort peu par les historiens. Au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans la période qu’ils ont choisie pour leur spécialité, nous les voyons insister sur les caractères propres de cette période, comme s’ils n’étaient plus capables que de saisir les différences. Tout rapprochement, toute analogie leur semblent dès lors incongrus. Cela provient à la fois d’un excès de science et d’une certaine ignorance. Ils connaissent trop bien une partie de l’Histoire, mais ils ignorent par trop tout le reste.
     […]
     La tentative était légitime, car nous disposons à présent d’un matériel suffisant pour permettre des confrontations utiles. Les derniers siècles n’ont pas seulement été des siècles d’investigation et de conquête dans le domaine géographique ; ils ont été aussi des siècles de découvertes dans le domaine de l’Histoire. […]
     Cette tentative était en outre nécessaire. […]  
 
Steven Weinberg, 1993, Dreams of a Final Theory: Search for the Ultimate Laws of Nature, Hutchinson Radius, Londres, ISBN: 0-09-177395-4 v
p.101:  […] a half-serious maxim attributed to Eddington : « One should never believe any experiment until it has been confirmed by theory. »
     […] I have been emphasizing the importance of theory here because I want to counteract a widespread point of view that seems to me overly empiricist. […] It appears that anything you say about the way that theory and experiment may interact is likely to be correct, and anything you say about the way that theory and experiment must interact is likely to be wrong.  
 
Commentaire:  D’après Valérie De Rath (1994: p.84), cette boutade d’Eddington était adressée à Georges Lemaître sur le ferry de Malmö à Copenhague en 1938.

Valérie De Rath, Jean-Luc Léonard & Robert Mayence, 1994, Georges Lemaître: Le père du Big Bang, Éditions Labor, 160 pages, 2 8040 1025 2  
Ajoutée par : admin
 
wikindx  v3.8.2 ©2007     |     Total Resources:  668     |     Database queries:  29     |     Script execution:  0.3002 secs

Retour en haut de la page